Le coup de gueule de Ganaëlle Glume : T’as un avis tranché sur l’IVG? Bien bouffe-le !

T’as un avis tranché sur l’IVG? Bien bouffe-le ! 

Je ne sais pas si vous avez constaté la chose mais ces derniers jours, ça cause beaucoup de l’IVG. C’est cyclique, ça reviendra ! L’IVG, c’est quoi, haaaa un truc qu’on fait chez le gynéco, c’est ça? Genre “je décide du chemin que prendra ma vie, c’est bien mon droit”. Sans vouloir revenir sur une sacrée tranche d’histoire, je tiens quand même à vous rappeler qu’il y a quelques dizaines d’années, ce geste était interdit et avant ça encore : impossible ! Bref, ça y est, on l’a ! Ça, c’est fait ! Alors maintenant on débat ! Pourquoi ? Ça je n’arrive pas à le comprendre… Est-ce que tu t’es déjà retrouvé face à ce choix toi ? Est-ce qu’une fois tu as du choisir, vraiment ?

Haaaa… tu connais quelqu’un qui l’a fait et toi tu aurais (biffez la mention inutile) fait pareil/ pas fait ce choix- là du tout ! Et attention, je ne reviens pas sur la cause de ce début de grossesse, aussi tragique, pathétique ou comique qu’il puisse être, mais sur ce moment où la femme/jeune fille se rend compte que là, sa vie est juste mise sur “Pause/ arrêt sur image” pour lui permettre de se projeter un instant.

Alors la semaine passée, on a assisté à une marche POUR l’ivg. Là, tu as une belle brochette de gens qui pensent que “oui”, on a droit à interrompre cette grossesse, à choisir de continuer sa route sans ce bébé qui s’est invité. Alors pour certains on est des meurtriers, faudra vivre avec ça ! Le lendemain, les gars de l’autre côté du trottoir, se sont rassemblés pour marcher CONTRE l’ivg. Genre, c’est dieu/la vie (Biffe toujours ce qui ne te convient pas) qui décide, blablabla… Alors là, pour un tas de gens, t’es juste une victime de la société, et tant qu’à faire, la mère d’un pauvre gosse qu’on n’attendait pas !

Si tu te situes au milieu, c’est le vide abyssal ! T’as plus de copains ! 

On n’a pas le droit d’avoir un avis mitigé des fois ? Non parce que, tu connais le truc où on dit qu’on parle au nom d’une copine à qui c’est arrivé? Et bien justement, j’ai une bonne copine à qui c’est arrivé moi !

Cette copine, elle a toujours dit que pour elle, un bébé (Hors cas de viol) c’est sacré, c’est un cadeau. Que les enfants, c’est son truc et que jamais elle pourra faire un truc pareil, grand dieu non ! Et bien crois-le ou pas, mais cette bonne copine, elle a connu l’accident. Le truc con, la contraception où dans la notice tu peux franchement t’identifier au 1% de cas à qui ça peut arriver… Ben oui ! Pas de bol ! Si ma copine avait déjà des enfants? Et toi, t’as un chien? Un hamster? Des grands-parents à demeure?

Je ne savais pas qu’il fallait appartenir à une certaine tranche de population pour avoir le droit d’assumer un choix ! Et bien je ne te le dirai pas ! Mais ce que je te dirai, c’est que ma copine, elle a connu cette panique, parce que vraiment, elle fut ce 1%, concrètement ! Elle n’avait rien désiré, demandé. Elle a juste eu le sentiment de tomber dans un grand trou… Que oui, lors de cet arrêt sur image, elle m’a dit avoir paniqué, avoir tout remis en question.

Que là, très vite, elle a juste souhaité que rien ne change dans sa vie, que des projets elle en avait… D’autres…

Alors, cette copine “qui ne l’aurait jamais fait” a appelé “qui il fallait” pour faire “ce qu’il fallait”.

Elle pensait qu’elle faisait bien, que sa vie reprendrait vite son cours. Elle se disait que si elle n’y pensait pas vraiment, que si ça allait vite…

Alors ce jour-là, elle est revenue chez elle, toute vide. Et puis… Et puis elle s’est permis de penser, un peu… Puis un peu plus… Jusqu’à ce que son sommeil devienne une véritable prison. Une prison dans laquelle sa conscience ne trouvait pas de répit. Elle a du faire le deuil, malgré tout.  Elle n’a pas trouvé la réponse, si elle avait bien fait ou pas… Depuis, elle y pense souvent. Elle pleure parfois, et puis elle continue sa vie.

Ma copine pourrait être la tienne, ta soeur, ta mère, ta voisine…  Alors surtout, si tu as un avis bien tranché, si toi, tu sais ce que tu ferais à sa place, surtout… Tais-toi !

Dis-toi que derrière chaque visage de femme, il y a peut-être une copine comme la mienne, qui ne sait toujours pas ce qu’il fallait faire, parce que de bonne solution, il n’y en a pas toujours… 

Mais laisser le choix, c’est déjà un grand pas… Si le monde apprenait l’indulgence, il avancerait un peu plus droit !

Ha oui, j’oubliais, maintenant, quand elle me dit “J’espère que ça ne t’arrivera jamais” j’arrive à comprendre la portée de son souhait, c’est ça que je voudrais dire à tous ces gens qui marchent…

C’est le post de Ganaëlle ci-dessous sur la photo.

Publicités
Tagué , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :